Encabezamiento

NEWSLETTER 24

Septembre-Octobre 2012

EDITORIAL:

Le Réseau international des travailleurs sociaux de rue sort de sa grande assemblée biennale, le Groupe-pilote international, qui s’est tenu cette fois à Rouen (France), du 21au 26 octobre. Cette réunion, co-organisée par le secrétariat de Dynamo International et par la plateforme française (le CNLAPS), a abordé une foison de thèmes cruciaux comme l’élargissement (48 pays sont désormais représentés), la formation (le Street work Training Institute de Lisbonne a été présenté et validé), la communication (nouveau site, DVD, publications récentes et à venir), l’organisation des plateformes et du Réseau (un méga-diagnostic est en cours de réalisation) et sa restructuration. Ce dernier point devra susciter de profondes réflexions au niveau régional (continents) dans les mois qui viennent et fera l’objet d’un Groupe-pilote exclusivement dédié à cette question.Ce GP extraordinaire se tiendra en octobre 2013 en Roumanie. Une disposition transitoire a cependant été d’ores et déjà entérinée : l’inclusion, dans le Conseil d’Administration de Dynamo International, de 4 représentants du Réseau, un par continent.  Tout ceci témoigne de la formidable vitalité d’unréseau qui fête déjà son dixième anniversaire. A Rouen, toutes ces questions ont été discutées et débattues avec une grande intensité, sans oublier l’essentiel : la pratique du Travail social de rue dans nos différents pays, ses évolutions et ses défis. Des espaces d’échange et de rencontre ménagés dans l’agenda (le séminaire organisé par la plateforme française, la conférence sur la Participation sociale et les échanges avec des travailleurs de rue français, belges et québécois) ont permis de retourner au cœur des fondements de l’action du travail de rue, de son éthique. Et grâce à une brise rafraîchissante venue d’Amérique latine, on a même osé reparler d’amour…

Olivier Pourbaix _ Directeur du Street work Training Institute(Lisbonne)

 

LUTTE CONTRE LA PAUVRETE ET L’EXCLUSION SOCIALE

Stratégies contre la pauvreté en Turquie

Comme la Turquie est à présent officiellement candidate à L’Union européenne, les recherches et les stratégies  conçues contre la pauvreté en Turquie doivent être en accord avec les positions prises par l’Union Européenne.

Aujourd'hui, il est largement reconnu que la pauvreté constitue le problème social le plus grave que rencontre la société turque. Presque tous les jours, nous rencontrons un rapport  à caractère politique rempli de données statistiques sur l'incidence de la pauvreté et de méthodes quantitatives d'estimation de seuil, de catégorisation et de critères d'éligibilité. Les familles qui sont alimentés par des organismes de bienfaisance sont exposées au public par des programmes de télévision et les journaux couvrent avidement les histoires de « pauvres peu méritants » abusant du système. Il semble que plus nous excluons les pauvres, plus ils attirent notre attention.

Pour en savoir plus au sujet de l'exclusion sociale en Turquie, vous trouverez ici un document qui donne un aperçu de la situation socio-économique et de la perspective des travailleurs de rue.

Par Özgür Karademir

Dès 2014, un nouveau fond européen aidera les plus démunis

 La Commission a proposé de créer le Fond d'aide aux personnes les plus démunies dans l'Union.Ce fond est destiné à appuyer l'action des dispositifs mis en place par les États membres pour fournir des denrées alimentaires aux personnes les plus démunies ainsi que des vêtements et d'autres biens de base aux sans-abris et aux enfants souffrant de privation matérielle.

La Commission a prévu d'allouer une enveloppe de 2,5 milliards d'euros au fond pour la période 2014-2020 dans le cadre de sa proposition de cadre financier pluriannuel de juin 2011.Les États membres financeraient 15 % des coûts de leurs programmes nationaux, tandis que les 85 % restant seraient pris en charge par le fond.

Selon le Commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, M. László Andor,«ce nouveau fond permettrait d'apporter une aide concrète pour contribuer à l'intégration sociale des citoyens européens les plus vulnérables.Il entend donner corps à la solidarité de l'Union avec les plus faibles — ceux qui ont été le plus touchés par la crise économique et sociale.J'espère que les États membres et le Parlement européen adopteront rapidement cette proposition et le budget y afférent, pour que ceux qui ont besoin d'aide puissent en bénéficier dans les meilleurs délais.»

Pour plus d’info

 

NOUVELLES

Construire la solidarité de demain: Dynamo International au 58e « Europa Forum » du Lions Club International

Du 6 au 8 Septembre 2012, Dynamo International a participé au 58e Forum européen du Lions Clubs International à Bruxelles. L'événement vise à  bâtir les réseaux européens de la solidarité, le renforcement des liens avec l'Union européenne ainsi qu’à développer les compétences professionnelles des participants.

Sous le thème «Construire la solidarité de demain", environ 2000 personnes ont assisté à la cérémonie officielle d'ouverture. L'événement a été honoré par la présence de Son Altesse Royale la Princesse Astrid de Belgique, que nous avons eu le privilège de rencontrer du fait de son intérêt pour les travaux de Dynamo International (photos disponibles ici).

D'éminents orateurs ont pris la parole, y compris la commissaire européenne KristalinaGeorgieva, la Vice-Première Ministre belge Mme Laurette Onkelinx et Mme Margarita Barroso.

Mme Onkelinx, en particulier, a fait de remarquables déclarations de soutien à Dynamo International. Elle a souligné le rôle précieux que jouent les travailleurs de rue dans la construction de la cohésion sociale et  du développement durable (vidéo de Mme Onkelinx'speechici).

Les activités du Réseau International des Travailleurs de rue ont étéprésentées par Edwin  de Boevé, directeur de Dynamo International, en collaboration avec AntoineKetikila Mbala qui a parlé des activités du comité de soutien pour le travail de  rue (CATSR) en Afrique. Un stand a permis aux participants d'en apprendre davantage sur le travail de rue et ses spécificités. Depuis 25 ans, les Lions soutiennent le travail de rue. Pour en savoir plus sur cette collaboration de longue date: la lettre de Bertrand Schiltz, Lions Club Bruxelles Centenaire.

Communiqué de presse disponible ici. Pour plus d’informations, le site Europa Forum : www.europaforum2012.be

Roms, travailleurs de rue et politiques européennes : quoi de neuf ?

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont participé à notre conférence sur «Les Roms, travailleurs de rue et politiques de l'UE » au Parlement européen le 16 Octobre.

Dynamo International et son partenaire La Rupe (Italie), ARSIS (Grèce) et European Alternatives (Roumanie) ont été très heureux de compter sur la présence d’éminents  conférenciers et de participants enthousiastes. Cela en a fait un événement réussi et nous motive à poursuivre notre travail en faveur de l'inclusion réelle des populations roms dans l'Union européenne et au-delà.

Nous espérons que cet évènement est le début d'un partenariat fructueux et de long terme entre les différents acteursimpliquésà tous les niveaux. Nous croyons que la coopération intersectorielle (et  à plusieurs niveaux)engageant directement des roms est la clé du changement.

Ci-dessous vous trouverez quelques éléments clés sur la conférence :

-Rapport final du projet « le travail de rue et les Roms »

- Communiqué de presse sur l’évènement

-Note d’information sur la position de Dynamo International sur le travail de rue avec les populations roms.

- Analyse  de la vidéo-reportage sur les Roms en Serbie

Pour voir les photos de l’évènement : insérer un lien. Une vidéo sera bientôt disponible en ligne.

Pour plus d’informations : Mari Fresu, mari.fresu@travail-de-rue.net


Street work Training Institute _ Workshop # 3 _ Marketing social

Le Street work Training Institute organise son troisième et dernier workshop de l’année 2012. Cette formation se tiendra à Lisbonne du 17 au 21 décembre. Le thème, méconnu et intrigant, suscite curiosité et parfois méfiance, de par son apparente ambivalence : le Marketing social. En tout état de cause, il s’agit d’ores et déjà d’un succès de participation puisque les inscriptions sont pratiquement clôturées, avec pour l’instant 8 participants européens et 8 africains. Les langues de travail seront le français et l’anglais, et le formateur, Jan Schellekens, nous vient des Pays-Bas, où cette méthodologie appliquée au travail social de rue est une réalité depuis déjà quelques décennies. Contact : institute@travail-de-rue.net

Enfants sans-abri renvoyés des refuges à New York City

Les travailleurs de rue de New York City signalent le dysfonctionnement de leurs systèmes et le manque indigne d’appréciation de leur connaissance et expérience  de la partdes fonctionnaires du gouvernement. Ils attirent une attention particulière sur l’invisibilité des jeunes  non accompagnés  au-dessus de 18 ans dans la politique et les structures de services,  par lesquelles ils sont systématiquement éloignés des refuges et des programmes d’assistance publique.

Ceci fait écho à l’expérience des travailleurs auRoyaume-Uni qui ont travaillé pour soutenir les jeunes gens touchés par  l’exploitation sexuelle des enfants (ESE).   Le 26 septembre a vu la publication d’une enquête sur cette problématique. L’enquête prouve l’inquiétude des services sociaux au sujet des enfants mais fait abstraction du bien-être des jeunes plus âgés (supposés être consentants en adoptant le « choix de mode de vie » de la prostitution).

D’autres parallèles existent entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni; la falsification des statistiques en quelque chose d’endémique, et exacerbé par la performance.

C’est pourquoi une éventuelle collaboration entre les USA/Royaume-Uni /International impliquant une évaluation des composantes qui rendent les services aux jeunes sans-abri efficace serait intéressante. Lebut est de s’engager avec les programmes et réseaux internationaux pour partager les résultats et d’apprendre à partir de l’expertise des uns et des autres.

Par  Graeme Tiffany

 Pour lire l’article complet, cliquez ici

Sources :

http://www.guardian.co.uk/society/2012/sep/26/new-york-homeless-children-rise

 http://www.bbc.co.uk/news/uk-england-manchester-19739073



Pologne : quand le travail de rue aide à socialiser les enfants exclus

 Depuis 2007, l’Association d’Aide aux Enfants de Rybnik-Boguszowice « 17 » en Silésie (Pologne)  a élargi ses activités par du travail de rue. Ceci,  afin de s’opposer à des facteurs négatifs qui entrainent l’exclusion sociale des enfants.

En effet, la Silésie est une région industrielle assez spécifique, où l’on remarque qu’un nombre important d’enfants passe leur temps libre dans la rue. Les éducateurs  de rue visent la socialisation de ces  enfants et adolescents à travers différentes activités et animations dans les rues, mais aussi au sein de projets pédagogiques dans de petits groupes.

Ces activités furent menées dans les quartiers de Rybnik, dès le début du programme. Depuis 2011, deux villes supplémentaires (Niewiadom et  Niedobczyce) bénéficient également du programme de rue.  A l’heure actuelle, les éducateurs  de l’Association d’Aide aux Enfants de Rybnik-Boguszowice constatent l’utilité de poursuivre leur objectif de socialisation et ont la volonté d’aller dans ce sens.

Pour lire davantage, cliquez ici

Contact: Kinga Szulik           sz.kinga@yahoo.fr


Projet This Way : l’Euro Cup 2012 sous fond d’art urbain

Comme vous le savez tous, le dernier championnat européen de football (Euro 2012) a eu lieu en Pologne et en Ukraine. De par son prix élevé, il n’était pas accessible à tous. C’est pourquoi, le projet « THIS WAY » s’est adressé  aux jeunes des deux villes (Kiev et Varsovie) qui n’ont pas eu la chance de participer à cet évènement autrement qu’en regardant le match à la télévision.

« THIS WAY »  était concentré sur l’art urbain ; forme artistique qui exprime la voix de la communauté local. Tout en insistant sur la dimension internationale et sociale de l’Euro Cup, le projet avait pour objectif de faire découvrir aux jeunes les différentes  formes et techniques d’arts de la rue. Dès  février, en collaboration avec des artistes de rue, ils ont réalisé leur propre projet : peindre de grandes fresques  dans des espaces publics ouverts en ville - sur les murs d’immeubles dans le quartier où ils vivent. Grâce à cette expérience les enfants polonais de Varsovie ont eu l’opportunité de peindre une fresque à Kiev, et ensuite d’accueillir un groupe d’ados de Kiev. Ce fût vraiment une expérience chouette : voyager à l’étranger, voir d’autres réalités, visiter la ville, rencontrer d’autres ados mais aussi découvrir  l’art urbain et à travers lui se réappropriés leur ville.

Des photos de l’initiative sont disponibles ici.

Pour en savoir plus, écrivez à andrexor@yahoo.com ou visitez le site web du projet

www.thisway.bzzz.net

Validation des acquis informels des actions de mobilité :  le Projet vendanges de  l’Institut Communal Professionnel des Polders

Connaît-on  et valorise-t-on assez l’impact des expériences de mobilité des jeunes, qui deviennent de plus en plus nombreuses ?

La charte Européenne de qualité de la mobilité met l’accent sur la reconnaissance, l’évaluation et la certification des apprentissages  informels  (ainsi que formels) acquis dans les actions de mobilité.

Parmi ces acquis il y a entre autres : l'autonomisation, la flexibilité, l'estime de soi, les attitudes  envers d’autres groupes ou l'amélioration des compétences «douces».

Le projet européen VILMA vise à expliciter l’impact et la qualité des processus d’apprentissage dans les actions de mobilité; comme Jeunesse en Action. VILMA fait appel à la méthodologie Level5, un modèle axé sur l’évaluation de compétences sur trois dimensions : la dimension cognitive, des activités et la dimension affective.

Les groupes cibles du projet sont : les participants aux actions de mobilité, formateurs et personnels chargés des échanges européens, bilatéraux et autres actions de mobilité.

Un projet pilote de validation de compétences est en train de se réaliser avec les élèves de l’ICPP, de la commune d’Uccle-Bruxelles-, qui tous les ans partent en classe de travail faire les vendanges en France. 

Pour voir l’article complet, cliquez ici

Voici le lien du site sur la validation des acquis informels des actions de mobilité

Ou contacter : tscholze@reveral-eu.org ou egelabert@beliesconsulting.com

Pour en savoir plus sur le projet vendanges de l’ICPP contacter : secretariat2128@ens.irisnet.be

Esther Gelabert







 

ACTIVITÉS INTERNATIONALES

Quand la Mobilité rencontre le Réseau

Trop chouette ! Toute l’équipe de mobilité de Dynamo International, Anupa, Aude, Laetitia, Sylvie, Irene et Véronique, a eu l’occasion de rencontrer les coordinateurs du groupe pilote international. Des travailleurs sociaux du monde entier, super intéressés par des projets pour les jeunes, se sont réunis à Rouen (France) du 21 au 26 octobre dernier  (voir éditorial).

Ça nous a fait énormément plaisir de connaitre le travail que chacun réalise et de partager de bonnes informations afin de faire bouger les jeunes.

Nous avons eu l’opportunité, grâce à la création d’un atelier « Projet Mobilité Internationale des jeunes », de rencontrer 12 travailleurs de 11 pays différents. Nous avons pu découvrir leurs réalités de terrain, leurs besoins, leurs envies et leurs capacités à accueillir un jeune en difficulté au sein de leur structure ou d’une organisation faisant partie de leur plate-forme.

Nous espérons que l’on pourra mettre en place des projets concrets et créer des partenariats durables.

 Encore merci pour votre accueil !    

Équipe Mobilité de Dynamo International alias les Mobilettes


 

L’UNION EUROPÉENNE ET VOUS

Rapport de l’UE sur la jeunesse : mise au point et résultats

Dans son rapport sur la jeunesse publié le 10 septembre, l’Union européenne appelle à une orientation prioritaire des politiques en faveur de la jeunesse vers l’emploi, l’intégration sociale, la santé et le bien-être des jeunes. Ce rapport met en lumière la nécessité pour l’Union et les États membres d’en faire plus pour soutenir les jeunes, frappés de plein fouet par la crise économique.

Dans l’Union, plus de 30 % des jeunes chômeurs sont sans emploi depuis plus d’un an. L’horizon se teinte toutefois de lueurs d’espoir: le rapport a permis de constater que depuis 2009, les États membres ont renforcé les initiatives en matière d’éducation, d’emploi et d’esprit d’entreprise visant les jeunes. Les mesures destinées à lutter contre le chômage des jeunes et les problèmes qui l’accompagnent sont au cœur des recommandations par pays adoptées par le Conseil en juin dernier.  

Avant la fin de l’année, la Commission présentera une proposition de recommandation du Conseil consacrée aux «garanties pour la jeunesse»  soit la possibilité pour tout jeune en fin de cycle d’étude d’avoir un emploi,  de suivre une formation ou reprendre des études selon son choix. En outre, la Commission va lancer une consultation des employeurs et des syndicats à propos d’un cadre de qualité pour les stages.

Concrètement, au cœur de la nouvelle stratégie européenne en faveur de la jeunesse, on trouvera Erasmus pour tous,  nouveau programme «Éducation, formation et jeunesse» proposé de 2014 à 2020.

Pour lire l’article complet, cliquez ici  

Pour de plus amples informations

 

AGENDA

“Vêtements made in Cambodge, le salaire de la faim”, conférence organisée à la Bibliothèque Sésame à Bruxelles

Au Cambodge, les évanouissements collectifs se multiplient dans les usines d’habillement. En cause, malnutrition et stress au travail.

Jean-Marc Caudron (achACT, ex-Vêtements propres) présentera la réalité quotidienne des travailleuses de l’habillement, leur mobilisation pour de meilleures conditions de travail et de vie et la responsabilité des marques et enseignes de mode.

Il exposera également les actions possibles pour soutenir ces travailleuses.

La conférence aura lieu le jeudi 29 novembre 2012 à 12h30 à la Bibliothèque Sésame (Boulevard Lambermont, 200 – 1030 Schaerbeek – 02/240.43.70)

L’entrée est libre !

Site : http://www.mabiblio.be/2012/10/17/conference-vetements-made-in-cambodge-le-salaire-de-la-faim-par-jean-marc-caudron/

Jean-Marc Caudron

PAROLES DE RUE

Estela, 14 ans : rêves et espoirs d’une fille rom  en Grèce

Estela est rom ; elle et sa famille viennent d’Albanie. Ils sont arrivés en Grèce à pied par les montagnes quand elle était bébé. La ville de Katerini était leur destination mais ils ont déménagé à Thessaloniki où,  d’après leurs proches,  les enfants gagnent beaucoup d’argent en travaillant dans la rue. 

À plusieurs reprises, Estela a rencontré les travailleurs de rue. Ils nous relatent son parcours de ses 6 ans,  où  elle vendait des mouchoirs dans la rue,  à aujourd’hui (« Estela » est le nom d’emprunt choisi pour la protection de la vie privée).

La première fois que nous avons rencontré Estela, elle avait 6 ans. Elle nous racontait dans un albanais médiocre (sa langue maternelle est le Romani) qu’elle et sa famille (père, mère, grand-mère et deux frères et sœurs) vivaient en Grèce tandis que ses frères aînés du côté de son père étaient en Albanie. Elle parla aussi de ses désirs et de ses rêves et dit (en larmes): « Ce que je veux le plus dans ma vie c’est d’être baptisée grecque orthodoxe et d’aller à l’école ».

C’est ainsi que pour la première fois de sa vie, elle entra dans la cour d’une école. Peu après,  elle fut baptisée orthodoxe évangéliste. Estela était très heureuse de réaliser ses deux choses dont elle avait tant rêvé. Cependant, à cause de ses absences trop fréquentes  à l’école,  elle ne réussit pas son année scolaire. 

En effet,  comme sa mère avait des difficultés à trouver du travail et que son père (constructeur) ne gagnait pas assez pour subvenir aux besoins de la famille, Estela dû travailler. Elle fût repérée de nombreuses fois  dans la rue par le département de la police de protection des mineures;  et ses parents « punis » d’amende pour mendicité et négligence;  pourtant à maintenant 14 ans elle continue de travailler dans la rue…

L’article complet est disponible ici

 


L’information contenue dans cette publication ne reflète pas nécessairement la position ou l’opinion de la Commission européenne.