La question des enfants « en situations de rue » doit devenir une priorité dans tous les pays

Il est indéniable aujourd’hui de constater que le phénomène des enfants en situation de rue touche tous les continents et la plupart des pays. Cette question doit devenir une priorité dans tout programme lié à la protection et les droits de l’enfant et ce quel que soit le pays.

Dans ce domaine, de nombreuses avancées sont néanmoins à souligner avec l’adoption en juin 2017 de l’Observation générale n° 21 (2017) sur les enfants en situations de rue. L’occasion pour Dynamo International – Street Workers Network de rappeler l’enjeu d’un tel document.

L’enjeu de l’Observation générale n°21

« Par la présente observation générale, le Comité des droits de l’enfant entend fournir aux États des orientations faisant autorité sur la manière d’élaborer des stratégies nationales globales à long terme en faveur des enfants des rues ».

Ce texte n’est bien sûr pas contraignant mais dans un contexte général de répression et de stigmatisation des enfants en situation de rue il n’est pas inutile que chaque gouvernement puisse dorénavant compter sur ce texte pour réfléchir et agir face au phénomène des enfants en situation de rue. Certains gouvernements, comme en Uruguay, ont d’ailleurs clairement exprimé leur volonté de mettre cette Observation en œuvre.

Pour les membres de Dynamo International-Street Workers Network et les autres acteurs de la société civile, il s’agira dorénavant de convaincre leurs gouvernements respectifs ou autres instances nationales, régionales ou internationales d’également prendre cette Observation en compte.

Du pain sur la planche pour les travailleurs sociaux de rue…

Ce texte, aussi pertinent soit-il, peut aisément rester « lettre morte » si on ne lui donne pas force et vigueur.

« Le Comité recommande aux État parties de diffuser largement la présente observation générale auprès des structures gouvernementales, juridiques et administratives, des enfants des rues, des parents et pourvoyeurs de soins, des organisations professionnelles, des communautés, du secteur privé et de la société civile ».

Il est donc primordial pour tous les acteurs de terrain et responsables de la société civile et des instances administratives spécialisées dans les droits et la protection de l’enfant de diffuser largement cette observation générale n° 21 (2017).

Le Comité des Droits de l’enfant insiste également sur la nécessité d’une coopération en la matière :

« La coopération nécessite la participation des États, des organismes et institutions des Nations Unies, des organisations régionales, des organisations de la société civile (y compris les organisations dirigées par des enfants et les milieux universitaires), des enfants, du secteur privé et des groupes professionnels. Le Comité encourage ces acteurs à nouer un dialogue permanent au niveau décisionnel le plus élevé et à mener des travaux de recherche afin d’élaborer des mesures de prévention et d’intervention qui soient utiles et fondées sur l’analyse des faits. »


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