Exposition à Bruxelles : « Travailleurs de rue, Tisseurs de liens » à travers le monde (15-21 mai 2018)

L’asbl Dynamo International, les membres de Dynamo International – Street Workers Network, dont la fédération belge francophone Traces de Rue, le musée BELvue, la Fondation Roi Baudouin,  inaugurent en avant-première l’exposition « Travailleurs de rue, Tisseurs de liens » rassemblant 60 photographies de Véronique Vercheval. L’exposition invite à mieux appréhender les différents aspects et les enjeux sociétaux du travail social de rue tant aux niveaux local qu’international. Accessible au public gratuitement jusqu’au 21 mai au musée BELvue.

Planisphère

60 scènes de rue et portraits de travailleurs sociaux de rue

A Ostende, Bruxelles, Bucarest, Tel Aviv, Port-au-Prince, Kinshasa, Ho Chi Minh Ville, ou dans les camps de réfugiés en Palestine…, où elle s’est rendue entre fin 2015 et début 2017, la photographe Véronique Vercheval a rencontré les travailleurs sociaux de rue des pays affiliés au réseau Dynamo International – Street Workers Network (Belgique, Roumanie, RDC, Haïti, Vietnam) ainsi que ceux d’Israël et de Palestine. Elle les a accompagnés dans leur quotidien professionnel : la rue, les terrains de jeux, les squares, les parcs, etc…

Les « tournées de quartiers », « zonages » ou « maraudes »

Le travailleur social de rue arpente sans cesse les rues. A pied, à vélo ou motorisé, il part à la rencontre de la population, fait des « maraudes ». Parce que l’efficacité de son travail dépend de sa discrétion et de sa capacité d’adaptation dans le milieu de vie des populations les plus exclues, le travailleur social de rue intervient dans l’ombre. C’est de cette nécessité de montrer l’invisible que découle l’origine du projet d’exposition itinérante destinée à voyager dans les 7 pays visités.

Le travailleur social de rue, dernier rempart contre l’exclusion sociale

Au fil des rencontres de rue, le travailleur social de rue tisse des liens de confiance grâce auxquels un jeune ou une personne en situation de rue osera demander un soutien ou un conseil. L’essentiel est d’être présent au moment où la personne en a vraiment besoin. De cette manière, le travailleur social de rue permet une intervention dans les situations les plus sensibles, entre autres, en connectant les dispositifs classiques de l’aide sociale et ceux qui en sont exclus.

Bien plus qu’une exposition…

  • Des visites et ateliers animés par des travailleurs sociaux de rue de la fédération Traces de Rue
  • 1 livre de plus de 100 photographies de Véronique Vercheval, dont celles de l’exposition, sont rassemblées dans un livre préfacé par Bernard Devos, Délégué général aux droits de l’enfant de la Fédération Wallonie-Bruxelles
  • 1 promenade dans les rues de Bruxelles : le principe fondateur du travail social de rue étant d’être sur le terrain, une douzaine de photographies de l’exposition « Travailleurs de rue, Tisseurs de liens » sont également visibles dans l’espace public bruxellois depuis le 3 mai. Les passants arpentant certaines rues des communes de Bruxelles, dont Forest, Watermael-Boitsfort, Anderlecht et Bruxelles ville, peuvent ainsi avoir un aperçu du travail social de rue.

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Exposition à Bruxelles : « Travailleurs de rue, Tisseurs de liens » à travers le monde (15-21 mai 2018)